Angelots_en_cariatides_25_rue_Henri_Monnier

 

Cariatides_en_buste_25_rue_Henri_Monnier

 

G.Guyon et fils, architectes 1907

G.Ardouin Statuaire 1907

IX eme arrondissement, commence 38 rue Notre Dame de Lorette, finit 27 rue Victor Massé, longueur 120m , largeur 11m69.

Un ancien passage, le passage Bréda, du nom de son propriétaire, reliant en retour d'équerre les rues des Martyrs et Victor Massé ayant été transformé en rue en en 1830, une partie de celle-ci forma une rue appelée rue Beuve Bréda de 1830 à 1864 et Clauzel ensuite. L'autre forma une rue appelée Bréda   de 1830 à 1905 et Henri Monnier ensuite, du nom du dessinateur et homme de lettre (1805 - 1877) Les dessins de Gavarni ont rendu célèbres ces deux rues et les rues avoisinantes, dont l'ensemble constituait le quartier Bréda, quartier général des filles galantes à l'époque romantique.

Jacques Hilairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, T I p.631

 

 

Henry Monnier

 

Henry Monnier
Description de cette image, également commentée ci-après

Henry Monnier travesti en Monsieur Prudhomme (vers 1875), photographié par Étienne Carjat.

Nom de naissance Henry-Bonaventure Monnier
Activités caricaturisteillustrateur,dramaturge et acteur
Naissance 7 juin 1799
ParisDrapeau de la France France
Décès 3 janvier 1877 (à 77 ans)
Genres caricature
érotisme

Œuvres principales

  • Scènes parisiennes (1857)
  • Scènes populaires dessinées à la plume, 2 vol. (1830)

Henry Monnier1, né le 7 juin 1799 à Paris où il est mort le 3 janvier 1877, est un, caricaturisteillustrateurdramaturge et acteur français.

 

 

Biographie

Après des études au lycée Bonaparte, il entre en juillet 1816 au ministère de la Justice pour y occuper un médiocre emploi de gratte-papier qu'il abandonne en mai 1821, ne pouvant plus supporter les tracasseries de ses supérieurs hiérarchiques2. Parallèlement à cette occupation administrative, il fréquente à partir de 1819 les ateliers d'Anne-Louis Girodet et d’Antoine-Jean Gros. Il publie ses premiers portraits d'acteurs en 1821.

En 1822, il effectue son premier séjour à Londres où les techniques de lithographie en couleurs connaissent un grand développement. Après plusieurs séjours anglais, il revient en France cinq ans plus tard. Ses rencontres avec Alexandre DumasThéophile GautierStendhalEugène SueProsper MériméeEugène ScribeEugène DelacroixLouis Boulanger et Honoré de Balzac lui ouvrent les portes de la renommée.

Entre 1827 et 1832, il multiplie les albums de lithographies, croquant les mœurs et physionomies de ses contemporains, de la grisette à l’employé de bureau. Il est le créateur du caricatural Monsieur Prudhomme, personnage grassouillet, conformiste, solennel et imbécile, dont Balzac dira qu’il s’impose comme « l’illustre type des bourgeois de Paris » et dont Paul Verlaine s’inspirera, dans les Poèmes saturniens, pour un poème homonyme.

Le 21 mai 1834, Monnier épouse à Bruxelles Caroline Péguchet, dite Caroline Linsel, actrice du théâtre de la Monnaie.

À partir des années 1850, il se consacre essentiellement à l’écriture et au théâtre.

Henry Monnier a servi de modèle à Balzac pour le personnage de Jean-Jacques Bixiou dans son roman Les Employés ou la Femme supérieure (1838), fonctionnaire, caricaturiste, homme de bons mots, qui revient dans de nombreux romans de La Comédie humaine3.

Œuvres

Illustration d'Henry Monnier pour Le Curé de Tours d' Honoré de Balzac

Publications

  • Physiologie du bourgeois, 1841
  • Scènes de la ville et de la campagne, 1841
  • Les Bourgeois de Paris, scènes comiques, 1854
  • Les Petites Gens, 1857
  • Scènes parisiennes, 1857
  • Galerie d’originaux, 1858
  • Les Bas-fonds de la société, 1862
  • Paris et la Province, 1866

Illustrations

  • Scènes populaires dessinées à la plume, 1830
  • Mémoires de Monsieur Joseph Prudhomme, 1857

Pièces de théâtre

  • Les Mendiants (1829)
  • La Famille improvisée (1831)
  • Un enfant du peuple (1846)
  • La Chasse au succès (1849)
  • Les Compatriotes (1849)
  • Grandeur et décadence de M. Joseph Prudhomme (1852)
  • Le Roman chez la portière (1855)
  • Les Métamorphoses de Chamoiseau (1856)
  • Peintres et bourgeois (1855)
  • Comédies bourgeoises (1858)
  • Cendrillon ou la Pantoufle merveilleuse (1879)

Bibliographie

  • ChampfleuryHenry Monnier, sa vie, son œuvre, E. Dentu, Paris, 1879
  • Aristide MarieL'art et la vie romantique : Henry Monnier (1799-1877), librairie Floury, Paris, 1931
  • Cyrille Rollet, Henry Monnier histoire d'un pitre ? quelques copeaux biographiques, mémoire de M2 histoire, sous la direction de Christophe Charle, Université Paris 1, 2008, édition ?.
  • Cyrille Rollet, Figurez-vous Henry Monnier… , mémoire de M2 histoire de l'art, sous la direction de Ségolène Le Men, Université Paris 10, 2006, édition ?.
  • Jane Roberts Fine Arts, Paris, Henry Monnier 1799-1877, Une Collection particulière, catalogue d'exposition, deux volumes, novembre-décembre 2013. [Préface, biographie et bibliographie de Cyrille Rollet].

Postérité

  • En 1931, Sacha Guitry crée Monsieur Prudhomme a-t-il vécu ?, une pièce de théâtre s’inspirant librement de la vie d’Henry Monnier.
  • André Franquin, créateur de Gaston Lagaffe, révèle dans le Livre d'Or Franquin (1982) qu'il s'est inspiré de Joseph Prudhomme, création d'Henry Monnier, pour donner vie au personnage du maire de Champignac en 1951.
  • On attribue à tort à Monnier la fameuse phrase : « On devrait construire les villes à la campagne, l’air y est tellement plus pur ! », que l’on attribue également à Alphonse Allais4.

Notes et références

  1.  Ou Henri Monnier, né Henry-Bonaventure Monnier. Ne pas confondre avec Henry Le Monnier (1893-1978)
  2.  Henry Monnier, Scènes populaires - Les Bas-fonds de la société, préface d'Anne-Marie Meininger, p. 14 et 15, éditions Gallimard, collection Folio no 1596, 1984.
  3.  « On reconnaît le modèle. C'est Henry Monnier, créateur de Joseph Prudhomme et peu à peu dévoré par sa création. Félicien Marceau, Balzac et son monde, Gallimard TEL, Paris, 1986, p. 251(ISBN 2070706974). »
  4.  L’aphorisme « Les villes devraient être construites à la campagne […] » n’est ni d’Alphonse Allais, ni d’Henry Monnier, à qui on[Qui ?] l’attribue comme étant extrait de sa pièce Grandeur et décadence de M. Joseph Prudhomme (1852), sans qu’une double lecture de cette pièce n’ait permis de le vérifier. L’idée en revient, en réalité, à Jean Louis Auguste Commerson, qui publia en 1851 les Pensées d’un emballeur, où l’on trouve : « Si l’on construisait actuellement des villes, on les bâtirait à la campagne, l’air y serait plus sain. ».[réf. nécessaire]

Sur les autres projets Wikimedia :