Cariatides et atlantes engaînés ,144 rue Lafayette X eme arrondissement


L'ensemble de la composition

Architecte, Ferdinand Bal, sculpteur P. Larue, 1870

Cette rue a été ouverte en 1823, entre les rues du Faubourg Saint Martin et du Faubourg Poissonnière, en absorbant l’impasse Saint Lazare située 170 rue du Faubourg Saint Denis. Elle reçut en 1824 le nom Charles X, remplacé, après la révolution de 1830, par celui d’Yves Gilbert de Motier, marquis de La Fayette (1757 - 1834). On lui réunit sous ce nom, en 1849, la partie intra muros du Chemin de Pantin, indiquée en 1789. Cet ensemble, bordé par une rangée d’arbres, fut prolongé en 1859 jusqu’à la rue de la Chaussée d’ Antin. Ces prolongements ont amputé les rues Montholon, Cadet, des Deux Sœurs, Buffault, du Faubourg Montmartre, de la Victoire, Lafitte, de Provence et Taitbout. Un théâtre, à l’existence éphémère, le théâtre Lafayette, fut ouvert dans cette rue en 1867. Signé par l’architecte Ferdinand Bal et le sculpteur statuaire P. Larue (1870), cet immeuble se distingue par deux groupes de trois sculptures en pied, deux atlantes guerriers (Héraklès avec la peau de lion de Némée ?) encadrant une cariatide peu vêtue qui décorent son étage noble où règne un balcon à consoles ornées, se terminant en pendentif ; ils occupent une disposition architectonique en soutenant un balcon ; des lions à la console se trouvent sous le balcon filant du I er étage qu’ils soutiennent.

Aux fenêtres alternent des frontons triangulaires et curvilignes. Le large porche, portant une tête de lion en agrafe est surmonté d’un fronton brisé où s’inscrit une guirlande.